Chrétien, un peu, beaucoup, pas du tout...

 

Comment accompagner les personnes indécises quant à leur position dans la foi ?

 

1. Un petit détail pédagogique

Il me paraît utile de s'adresser à ces personnes, notamment aux jeunes, mais parfois aussi aux adultes), en disant 'tu' ou 'toi', et 'pas seulement 'vous' qui est collectif et donc impersonnel. Cela dans le dialogue à deux, mais aussi dans les exhortations, dans les messages.

Dire : Que penses-tu que ? Où en es-tu ? est différent de : Que pensez-vous ? Où en êtes-vous ? De même que dire : Je n'est pas la même chose que dire : On ou : Nous.

Ce qui manque souvent, chez nous, c'est la dimension prophétique : parler aux consciences. C'est trop facile de se cacher dans un groupe...

 

2.Pour ce qui concerne la conversion et le fait que "Dieu seul connaît les cœurs" (2 Tm 2.19), il faut, tout en admettant que cela est juste, empêcher que cela devienne une excuse pour rester dans le flou.Ainsi, quand Paul écrit que la grâce surabonde là où le péché abonde, il fait en sorte pour que cela ne devienne pas une excuse pour regarder le péché comme une chose sans gravité ! (Ro 6.1-7)

Il est vrai qu'on ne sait pas toujours avec certitude, et cependant il existe une différence absolue entre un chrétien et un non chrétien ! Cela doit être dit.

Une différence pour le temps et pour l'éternité... Cela n'est pas un sujet anodin !

 

3. La première lettre de Jean donne des éléments intéressants et utiles.

J'en retiens sept :

1. L'assurance du salut est non seulement possible, mais elle fait partie de l'équipement du chrétien (1 Jean 5.13).

2. La foi a un caractère objectif : confesser que Jésus est Dieu dans notre condition humaine pour accomplir notre rédemption (1 Jean 4.1-3, 14).

Il y a aussi des critères plus subjectifs et néanmoins repérables, qui sont :

3. Etre en mesure de confesser son péché, autant de fois que nécessaire (1 Jn 1.8-10).

4. Marcher comme un disciple de Jésus (2.6 ; 3.3 ; 4.17).

5. Aimer les frères dans la foi (2.10 ; 3.10, 16-17, 23 ; 4.7-11, 20-21 ; 5.1-2).

6. Aimer la Parole de Dieu et garder les commandements (3.24 ; 4.2-3).

7. On peut ajouter la capacité à se démarquer du monde (2.15-17 ; 3.13 ; 4.5 ; 5.19).

 

Un chrétien qui ne va pas bien (par manque d'enseignement ou par manque de sérieux dans sa marche avec le Seigneur) peut ressembler à un non-chrétien. Néanmoins, s'il est chrétien, plusieurs des éléments mentionnés ci-dessus seront apparents. Si ce n'est pas le cas, un doute est possible sur la réalité de sa conversion. On l'aidera alors en parlant de cela avec lui, de la manière appropriée.

Charles N.

(2015)