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Le blog de Charles Nicolas
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Le blog de Charles Nicolas
  • Dans une société déchristianisée où les mots perdent leur sens, où l'amour et la vérité s'étiolent, où même les prédicateurs doutent de ce qu'ils doivent annoncer, ce blog propose des textes nourris de réflexion biblique et pastorale.
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21 mars 2017

Divorce et remariage

 

Divorce et remariage : quelques remarques

 

Cher N.,

Il faudrait des pages et des pages pour traiter ce sujet délicat. Je me contente ici de deux remarques générales suivies de quelques observations sur les textes. Notre sœur a raison de s'inquiéter quand on délaisse ce que dit l'Ecriture pour "favoriser des considérations de facilité ou de confort immédiat". Si on suit cette ligne, on en arrive à bénir des couples homosexuels sous le prétexte qu'ils sont faits comme cela ou qu'ils s'aiment !

Pour autant, le littéralisme n'est pas la bonne réponse au libéralisme. Bien qu'elle s'en défende, notre sœur donne aux versets bibliques qu'elle cite une portée universelle sans tenir compte du contexte dans lequel ils ont été dits ou écrits ou des interlocuteurs à qui ils étaient destinés. En un sens, c'est « ajouter » à ce que dit la Bible. Il est vrai que l'on a utilisé outrancièrement l'argument de la contextualisation. Mais cela ne justifie pas qu'on applique des principes de manière mécanique ou aveugle.

Les principes sont permanents, mais l'application des principes tient compte des situations ; non pour abolir les principes mais pour agir de manière pastorale. Jésus lui-même donne de cela plusieurs exemples, par ses paroles ou son attitude. Il est vrai que cela peut favoriser le laxisme, mais le rigorisme ne vaut guère mieux, et je me demande si certains libéraux1 n'existent pas à cause de certains rigoristes...

 

Concernant les textes souvent mentionnés :

Il est clair que la pensée de Dieu pour le mariage, c'est que seule la mort y met un terme. Paul s'appuie sur ce principe pour illustrer ce qu'il veut dire sur le rapport de l'homme vis-à-vis de la loi (Ro 7.1-3). Seule une mort peut affranchir ! Mais l'intention de Paul, ici, n'est pas de traiter pastoralement de la question du mariage ou du remariage, et il serait abusif de retenir la règle qu'il rappelle pour l'appliquer unilatéralement.

La dimension pragmatique ou pastorale de l'Ecriture est visible dans ce qu'il est convenu d'appeler les deux « clauses d'exception » :

- l'infidélité sexuelle (pornéia, Mt 5.32) altère si gravement le lien conjugal (Mt 19.9) qu'elle semble rendre le divorce (et le remariage ?) possible. Dire cela ne signifie pas que la repentance, le pardon et la restauration ne soient pas possibles. Ils sont possibles et attendus !

- si le conjoint non chrétien décide de quitter le conjoint chrétien (et non de se séparer seulement) (1 Co 7.15) : le frère ou la sœur, alors, n'est plus lié. Peut-il se remarier ? Non s'il y a seulement séparation (7.11). Mais s'il y a abandon ? Quelle portée donner à l'expression : n'est pas lié ? On peut comprendre que certains voient là une situation qui ressemble à celle du veuvage.

Dans ce même chapitre 7, il faut reconnaître qu'il n'est pas évident de savoir comment recevoir ce que dit Paul au v.8, quand il écrit qu'il est bon de rester seul (si on est célibataire ou veuf), ou que celui qui ne marie pas sa fille fait mieux que celui qui ne la marie pas (7.37). Cela peut s'entendre, mais cela doit-il être retenu comme une recommandation impérative ? Pas évident non plus de comprendre quand il dit  : "Mieux vaut se marier que brûler" (7.9). On voit que les considérations pratiques ont bien leur place, et que tout n'a pas valeur doctrrinale ; et même que des avis différents sont possibles (7.35-36).

Aujourd'hui, nous devons nous garder d'agir « en réaction à », car trop à droite ne vaut pas mieux que trop à gauche. Nous devons garder les principes permanents et les appliquer dans une perspective pastorale. La pratique pastorale n'indique pas la voie facile ; elle indique la voie qui permet d'avancer sans être ni sans la loi, ni sous la loi...

 

Charles NICOLAS

2015

1 Les libéraux disent que nous nous accomodons avec l'Ecriture quand cela nous arrange, tandis que nous sommes intransigeants sur d'autre sujets comme l'homosexualité. Mais tous ces sujets ne sont pas équivalents. Le divorce, par exemple, peut être suivi d'une démarche pastorale sérieuse et d'une repentance qui autorise sans doute de nouveaux recommencements. Rien de tel pour la pratique homosexuelle.

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Commentaires
D
Merci Nicolas de votre réponse. <br /> <br /> <br /> <br /> Je vais me permettre de vous brosser un tableau de ma situation afin de mieux comprendre...<br /> <br /> <br /> <br /> Il est vrai que ma situation est assez spéciale dans le sens que mon épouse m'a quitté après 30 ans de mariage, suite à une altercation avec l'épouse du pasteur et une de ses sœurs (nous sommes en 2014 et mon épouse m'a quitté en janvier 2018)). Je pourrais vous décrire le contexte mais ce n'est pas le plus important à mes yeux.<br /> <br /> <br /> <br /> Comme j'ai défendu l'œuvre et pas le pasteur, la famille s'est dressée contre moi au point que cela devenait invivable à la maison et mon épouse a décidé de me quitter parce qu'elle voulait que je reconnaisse que le pasteur était un gourou et qu'il n'y avait jamais eu Dieu dans l'église. Chose que je ne pouvais accepté sinon, je devais mettre ma propre conversion en doute.<br /> <br /> <br /> <br /> Comme la sœur en question était chef de chorale (Plus de 50membres) et de la louange, la famille a commencée à dire de plus en plus de négation sur le pasteur, en disant que nous l'avions servi (et sa famille) et pas Dieu. <br /> <br /> <br /> <br /> De cette guerre intestine, nous sommes passé de 220 membres à moins de 50. Les chrétiens ont pris peur car nous avons eu une descente de police à cause de plainte contre le pasteur et l'église mais après enquête,<br /> <br /> cela a abouti vers un non-lieu, mais comme une plaignante persiste nous attendons toujours la proclamation finale du non-lieu mais notre avocat est confiant car il n'y a rien de nouveau dans le dossier.<br /> <br /> <br /> <br /> J'ai essayé de tout faire pour la récupérer mon épouse, mettre de l'eau dans mon vin , accepter qu'elle puisse aller dans une autre église, de déménager (changer de région), etc... et ce pendant 5 ans. Mais elle reste insensible et reste sur sa position, refusant tout dialogue car c'est Dieu qui lui a dit (ou ses sœurs). <br /> <br /> Elle a vu dans toute mes démarches auprès d'elle, le fait de la séparer de ses sœurs. En partant, je lui ai dit de prendre tout ce qu'elle voulait au point que je me suis retrouvé sans rien et en plus elle a vidé une partie de mon compte en banque et elle m'a dit que je devais m'estimé heureux parce qu'elle n'a pas tout pris.<br /> <br /> <br /> <br /> Je suis reparti de rien...<br /> <br /> <br /> <br /> Comme seul lieu de culte qu'elle fréquente, c'est une église de maison qu'elles ont créée (avec ses sœurs) et il y a une dizaine de personnes en mettant en avant que l'église n'existait pas à l'époque de Jésus (on se demande qui est dans l'erreur doctrinale ! ).<br /> <br /> <br /> <br /> Notre église reprend des couleurs après cette division et la crise covid et nous sommes remonter à +- 80 membres.<br /> <br /> <br /> <br /> Je suis convaincu qu'elle est sincère dans son approche mais qu'elle est sous l'influence de ses sœurs qui n'ont pas fait œuvre de réconciliation.<br /> <br /> <br /> <br /> Je peux comprendre l'attachement qu'elle a pour ses sœurs car elles sont une fratrie de 5 filles et la perte de leur maman, les as plus que soudées. <br /> <br /> <br /> <br /> Sans me trouver d'excuses, je ne suis pas parfait mais avant cette altercation, je ne l'étais pas non plus et on vivait heureux.<br /> <br /> <br /> <br /> Je vis cette expression que si "on veux noyer un chien, on l'accuse de la rage" et maintenant on m'accuse de tous les maux.<br /> <br /> <br /> <br /> Ce qui est triste, c'est que pendant 2 ans, Je n'ai pas vu mes deux enfants car ils se sont dressés contre moi. Du père aimant (certes occupé), j'étais devenu celui qui n'a jamais rien fait pour eux. Maintenant tout est mis à plat avec eux, car ils ont grandi et réalisés que jamais cela n'aurait dû arrivé. Ma plus grande tristesse, c'est qu'ils ne veulent plus entendre parler de Dieu.<br /> <br /> <br /> <br /> Maintenant, j'ai décidé depuis novembre de lâcher pise car il est clair qu'elle préfère ses sœurs que son mari et je n'en peux plus de quémander. Je précise qu'elle ne m'a pas quitter pour un autre homme. <br /> <br /> <br /> <br /> D'où mes questions ! Je vis seul, j'ai 59 ans et la solitude commence à me peser. Je précise que je n'ai personne dans ma vie mais que certaines personnes ont manifestées de la sympathie à mon égard.<br /> <br /> <br /> <br /> J'entends des tas de personnes qui soit me conforte parce que j'ai défendu l'œuvre de Dieu et d'autres qui m'accuse.<br /> <br /> <br /> <br /> maintenant que j'ai introduis une demande de divorce, elles font du ramdam dans toutes mes connaissances en mettant en avant que c'est moi le fautif devant Dieu. Mais que faire ? Mon épouse ne veux pas le divorce mais elle ne veux pas revenir avec moi (ou sous les mêmes conditions). Je n'ai jamais demandé qu'elle quitte le domicile conjugale. <br /> <br /> <br /> <br /> Je veux rester lucide, mon épouse a certainement des griefs contre moi et je les assume... mais je ne suis pas un méchant. Je n'ai pas de vice particulier sauf le fait d'être entier dans tout ce que je fais et surtout dans l'œuvre de Dieu.<br /> <br /> <br /> <br /> J'espère que je ne vous importune pas avec mon histoire et que je ne suis pas trop confus mais je voulais avoir un avis externe sur mon devenir en Dieu et humain.<br /> <br /> <br /> <br /> J'aimerai également vous demander que mes écrits n'apparaissent pas sur le blog par soucis de disgression.<br /> <br /> <br /> <br /> En vous remerciant d'avance de votre réponse.<br /> <br /> <br /> <br /> En toute simplicité même si mon histoire est assez compliquée.<br /> <br /> <br /> <br /> Dom
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D
Bonjour,<br /> <br /> Qu'en est-il quand les deux sont convertis et un des conjoints décide de quitter l'autre pour des raisons doctrinales et préfère suivre sa famille?<br /> <br /> doit-il rester célibataire en considérant qu'il a tous fait pour essayer de se réconcilier.<br /> <br /> Merci de votre réponse
Répondre
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