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Le blog de Charles Nicolas
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Le blog de Charles Nicolas
  • Dans une société déchristianisée où les mots perdent leur sens, où l'amour et la vérité s'étiolent, où même les prédicateurs doutent de ce qu'ils doivent annoncer, ce blog propose des textes nourris de réflexion biblique et pastorale.
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10 août 2026

Tolstoï

 

Je lis des nouvelles de Léon Tolstoï, en ce moment. Un régal.

Ci-dessous, une chronique déjà publiée il y a un an.

On connaît le célèbre roman de Léon Tolstoï (1828-1910) Guerre et Paix. J'en cite un extrait.  La scène se passe près de Moscou, en 1812 :

(...) Après Smolensk, les armées russes poursuivirent leur retraite. Le 10 août, le régiment commandé par le prince André suivait la grande route, près de l'avenue qui menait à Lissya-Gori. Le temps était chaud et sec depuis plus de trois semaines.

Des nuages dentelés couraient sur le ciel, cachaient parfois le soleil, mais le firmament s'éclairait vers le soir et l'astre se couchait dans une brume rouge sombre. Seule la rosée nocturne rafraîchissait la terre. Les blés brûlaient sur pied et s'égrenaient. Les marais n'avaient plus d'eau. Le bétail mugissait de faim, ne trouvant plus de nourriture dans les champs. On ne trouvait un peu de fraîcheur que la nuit et dans les bois aux heures de la rosée. Mais sur les chemins, sur la grande route où marchaient les troupes, même la nuit, même dans les forêts, on ne respirait pas. (...)

En 1812, il n'y avait pas encore beaucoup de voitures ni de centrales au charbon. En lisant ces lignes, ceux qui parlent sans cesse de réchauffement climatique se sentiront moins seuls.

Je crois surtout que l'absence d'espérance favorise la dramatisation des événements. Dire cela, ce n'est pas nier la réalité des fluctuations dont certaines peuvent avoir des conséquences importantes. C'est plutôt noter que nous vivons aujourd'hui les événements sans recul et que notre capacité à souffrir s'est amoindrie.

La science ne fait que constater. Elle prétend que l'évolution peut expliquer tous les phénomènes, et voilà que la moindre évolution nous fait trembler et douter de pouvoir vivre encore. Plus les compétences scientifiques s’accroissent, plus elles nous laissent seuls et désemparés.

Il faut peut-être passer par là pour crier au Seigneur et connaître son secours.

Ch.N.

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